L’arène était en place, il flottait dans l’air l’odeur des
baumes et onguents déposés sur les muscles encore endormis. Nous fumes onze, onze
à pénétrer sur ce terrain de joute footballistique. Tous motivés, nous
démarrons la fleur au fusil avec l’envie de pratiquer un jeu alerte et fluide.
Les premières minutes furent équilibrées et pour enfin
ouvrir une brèche sur le front, Pilou dépose méticuleusement, tel un horloger
déposant ses engrenages dans sa belle mécanique de précision, le ballon sur ce
que Jérome a de plus haut ( sa tête ).
Jérome qui, tel un petit lutin espiègle,
se joue de son geôlier .Et un petit hochement de ce qu’il a de plus élévé
envoie cet accessoire utilisé tant convoité qu’est le ballon, épouser
langoureusement le filet tendu . 1-0
Tel un sort jeté par quelque mauvais druide, ce but eut pour
effet d’endormir nos velléités offensives. Les adversaires du jour ne se firent
pas prier pour égaliser après un corner mal renvoyé.1-1
Ce sort s’emploie
aussi sournoisement à éliminer Jérome
par une blessure fatale à ce qu’il a au milieu: sa cuisse droite. Le
marchand de sable semant toujours et encore sa poudre soporifique les visiteurs
nous assènent, juste avant la pause réparatrice, un coup au moral en aggravant
la marque au tableau juge de paix pour la poursuite de l’aventure.1-2
Pendant la pause , distribution de potion et conseils
salutaires. De nouveaux guerriers prêts à en découdre font leur apparition:
Davidix et Christophix. La horde se mis en rang pour tenter de défaire les
lignes de défense adverses. Point de retenue dans les assauts. Stéphane en paya le prix et
quitta ses compagnons d’infortune. Les
35 minutes se jouèrent sans que l’objectif, tant souhaité, puisse être atteint .
Méditons cette citation de Goethe pour nos futures joutes:
«Allein ist derjenige des lebens
wurdig, der jeder tag nach ihr in den kampf geht.» Pour les non-initiés à
la mélodie et au lyrisme germanique je
vais traduire: "Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part
pour elle au combat" .
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